李艳, 二胡 !

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Cours de Erhu avec Yan Li

li yan er huYan Li donne des cours de Erhu, individuels ou collectifs, notamment au Centre Culturel de Chine à Paris : http://ccc-paris.org/pdf/Cours_de_Erhu_vilon_chinois_2015.pdf, et ce quelque soit votre niveau, débutant ou musicien confirmé.

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Le Erhu Erhu

L'erhu, aussi appelé « violon chinois », est un instrument très populaire en Chine. Les musiciens amateurs se rassemblent dans les parcs ou les maisons de thé pour en jouer, parfois pour accompagner les mélodies d'opéra. L'erhu est prédominant dans les grands ensembles de la musique classique chinoise actuelle ou dans les récitals en solo, mais on le retrouve aussi dans les petits groupes qui interprètent la musique de chambre de tradition plus ancienne.

L'erhu se compose d'une petite caisse de résonance hexagonale ou octogonale en bois dur, recouverte d'une pièce de peau de serpent et d'un long manche en bambou ou en bois, légèrement recourbé à son extrémité supérieure où se trouvent deux chevilles. Deux cordes en soie ou en métal partent du bas du corps de résonance et remontent le long du manche jusqu'au chevilles. L'archet en bambou et en crin de cheval est inséré entre elles. Peut-être était-ce pour que les musiciens-cavaliers du nord de la Chine puissent tenir les rênes du cheval sans que l'archet ne tombe. Actuellement, les joueurs d'erhu sont assis, l'instrument appuyé sur le genou. Il mesure en général 80 cm de longueur.
Il existe de nombreuses variantes de cette vièle suivant la taille ou le son qu'elle émet : l'erhu, le zhongu, le dahu et le dihu de la région de Shanghai, l'erxian du Fujian, le gaohu de Canton, le banhu du nord de la Chine, le jinghu pour l'opéra de Pékin…

La première mention d'un « instrument à cordes des barbares [joué à l'aide d'une] queue de cheval » ( mawei huqin ) se retrouve dans un ouvrage encyclopédique du XI e siècle (le Mengqi bitan de Shen Gua), sous la dynastie Song (960-1279 apr. J.-C.). En 1101, Chen Yang dans son Livre de la musique ( Yueshu ) parle du xiqin « frotté au moyen d'une plaquette de bambou passée entre les deux cordes ». L'illustration montre un instrument qui a les formes caractéristiques de la vièle chinoise, avec caisse de résonance hémisphérique et deux cordes attachées sur un fin manche en bambou. Cet instrument est associé aux Xi du Nord dont beaucoup avaient migré en Chine à ce moment. À cette époque, le terme Xi désignait une population toungouse du Nord-est, et non une population d'Asie centrale. Le xiqin était utilisé pour des musiques de divertissement et a été introduit au Japon et en Corée, où il existe encore sous le nom de haegum.
Des origines plus anciennes semblent peu probables : l'archet n'est apparu que vers le IX e siècle en Asie centrale parmi les peuples nomades. De là, il s'est répandu assez vite en Europe, en Inde, en Chine, en Afrique du Nord, au Proche-Orient, à Java. L'absence de la vièle dans les rituels impériaux comme dans le gagaku japonais, directement inspiré de la musique de l'époque Tang (618-907 apr. J.-C.), prouve aussi qu'elle est apparue après cette époque.

Les archets en crin de cheval furent mentionnés pour la première fois au XIIIe siècle, sous la dynastie Yuan (1279-1378). Les vièles à deux cordes de soie ( huqin ) étaient utilisées dans les orchestres de théâtre et les ensembles instrumentaux. Huqin est devenu un terme générique pour identifier toute la famille des instruments à cordes frottées, « hu » voulant dire littéralement barbare, et « qin », instrument à cordes. Mais il faut préciser que jusqu'au Song, ce terme huqin désignait aussi bien les luths que les harpes des populations du nord de la Grande Muraille.
Le huqin, ainsi que d'autres instruments d'origine étrangère comme le sanxian (luth à trois cordes), ont été rapidement acceptés par les musiciens chinois.

Les ensembles instrumentaux des dynasties Ming (1386-1644) et Qing (1644-1911) comportaient essentiellement des instruments à cordes frottées et pincées ( huqin, pipa, sanxian, zheng ), des instruments à vent ( di ou xiao, parfois guanzi et sheng ) et quelques percussions légères. Les ensembles pour les processions comprenaient des instruments à vent et des percussions plus sonores.
Au XVIe siècle, une variante appelée tiqin devint populaire pour l'accompagnement du kunqu et différents autres opéras locaux. La caisse de résonance était faite d'une demi-noix de coco.

L'essor de l'erhu date du XXe siècle. C'était déjà un instrument important dans les opéras régionaux et dans beaucoup d'ensembles instrumentaux régionaux, mais il ne commence à mener une existence individuelle que dans les années 1920.
C'est une époque de grands changements en Chine : pendant le XIXe siècle, le gouvernement traditionnel est ébranlé de toutes parts par les guerres de l'opium, par l'ingérence de l'Occident, par la corruption générale du gouvernement Qing… Peu après le tournant du XXe siècle, les dirigeants et écrivains chinois réalisent que si la Chine veut traiter avec les pouvoirs occidentaux sur une base égale, elle doit adopter les manières occidentales. La musique aussi est touchée par ce courant : pour rendre la musique plus accessible à tout le monde, les idéaux traditionnels élitistes sont remplacés par des styles plus dramatiques, plus populaires et plus attractifs. Les concerts en salle se développent et un nouveau genre de musique classique nationale, le guoyue, émerge.
Deux musiciens de génie, Liu Tianha et Abing, ont développé le répertoire solo de l'erhu à ce moment-là. Liu Tianha a écrit des études et des solos pour erhu en utilisant la tonalité et les techniques occidentales. Ses compositions pour erhu fusionnent les mélodies chinoises avec les techniques de violon occidental qu'il avait lui-même apprises. Le registre de l'instrument a été étendu d'un octave et demi à trois ou quatre et les techniques de l'archet ont été affinées sous son influence.
Hua Yanjun, surnommé Abing, maîtrisait de nombreux instruments populaires qu'il avait appris à jouer auprès d'un maître taoïste. Devenu aveugle, il gagna sa vie en jouant en solo. Il a su renouveler le répertoire de l'erhu en complexifiant les thèmes traditionnels avec des variations et des ornementations. Le répertoire de l'erhu devient alors un répertoire de longues mélodies lyriques qui ont leurs racines dans les traditions régionales mais avec une forte touche personnelle et les formes sont fixées, ne laissant plus la place à l'improvisation.

Les années 30 sont caractérisées par la diversification et l'amélioration des formes de l'erhu, dans le cadre d'un mouvement plus général qui essaie de rassembler les instruments chinois en familles à l'occidentale (soprano, alto, ténor et basse). Les caisses de résonance ont été agrandies pour produire un volume plus élevé pour des grandes salles de concert. Cette musique était construite sur l'idéal symphonique occidental et la taille des ensemble a grandi pour atteindre de trois à dix fois la taille des ensembles traditionnels.

Aujourd'hui, l'erhu occupe une place centrale dans l'orchestre chinois moderne. Celui-ci est composé en général d'un ou deux banhu ou gaohu au son aigu, d'un bon nombre d'erhu, de quelques zhonghu et dahu plus graves. On y trouve aussi les luths pipa et ruan, la cithare yangqin, des instruments à vent ( dizi, sheng ) et beaucoup d'instruments à percussion chinois et occidentaux. L'erhu est aussi toujours joué dans les opéras régionaux et les ensembles « soie et bambou » de la région de Shanghai, et des instruments de la même famille peuvent être trouvés dans les traditions de musique de chambre de tout le sud-est de la Chine.
Des instruments similaires sont utilisés dans différents pays qui ont subi l'influence de la Chine : en Corée, on l'appelle haegum et au Vietnam, dan nhi

 

 

 

 

 

 

 

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